Panpan, bavardages extrastratosphériques

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mercredi 19 décembre 2007

l'idiot

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L’IDIOT
A la fin du mois de novembre, par un redoux, sur les neuf heures du matin, le train de la ligne de chemin de fer Petersbourg-Varsovie fonçait à toute vapeur vers Petersbourg. L’humidité, la brume étaient si denses que le jour avait eu du mal à se lever ; à dix pas, à gauche et à droite des rails, on avait peine à distinguer même quoi que ce fût par les fenêtres du wagon. Parmi les passagers se trouvaient aussi des gens qui rentraient de l’étranger ; mais les compartiments les plus remplis étaient ceux de troisième, et par des gens modestes et pressés, venant de pas très loin. Tous, comme il se doit, étaient fourbus, tous avaient les yeux lourds après la nuit, tous avaient grelotté jusqu'à la moelle, tous les visages étaient jaune pâle, pour répondre au brouillard.
Dans un des wagons de troisième, dès l’aube, deux passagers s'étaient retrouvés face à face, près de la fenêtre — tous deux des hommes jeunes, tous deux quasiment sans bagages, tous deux habillés sans recherche, tous deux assez remarquablement typés et qui, tous deux, avaient finalement éprouvé le désir d'engager la conversation l’un avec l’autre. S’ils avaient su tous deux qui étaient l’un et l’autre, et ce qui les rendait si remarquables à cet instant, ils auraient eu de quoi s'étonner, bien sûre, de ce que le hasard les eût placés si étrangement l'un en face de l'autre dans ce wagon de troisième de la ligne Petersbourg-Varsovie.

Où est ce que cela nous mène ?

l'idiot J'ai pris cette photographie, il y a aujourd'hui deux ans, avec mon petit compact numérique sony, dans l'infraction de la National Gallery de Londres. Malgré sa piètre définition, cette photographie m'intéresse, c'est une proposition. On peut questionner la position des regards. On peut interroger en croisant des espaces, des cadres, des tableaux, des toiles, des textes. On peut parler d'icône (eikôs), de portrait, d'image réfléchie, de similitude, de ressemblance, comme dans un miroir. On peut mettre en avant les interactions, les échanges, les rencontres, les relations. Et c'est l'idiot. L'idiot de Dostoïevski. C'est ce grand roman de la tradition russe, dans lequel j'ai isolé la première page du premier tome, dans sa dernière traduction française. Elle ne disait rien cette page, rien de plus en tout cas. Un style neutre, un rythme lent, une certaine endurance. C'est l'idiot (idiôtês, idios) c'est le prince Mychkine, le simple, l'unique, mais aussi le débile, l'épileptique. C'est aussi cet être bon qui rencontre, dans la première page, « dans le train de la ligne de chemin de fer... », un autre personnage. C'est le départ, C'est le train, C'est le chemin de fer, C'est l'un en face de l'autre. C'est des champs lexicaux qu'il m'intéresse de mélanger dans mes pages — la fin du mois de novembre, le train, la ligne, de chemin de fer, des rails, à gauche, à droite, distinguer, les fenêtres, les passagers, l'étranger, les compartiments, de pas très loin, les visages, le brouillard, face à face, sans bagages, sans recherches, le désir d'engager la conversation, l'un pour l'autre, remarquable, s'étonner, bien sûr, le hasard — pour mettre en place des interactions entre les mots et la mise en pages. Joindre ce paragraphe de l'idiot et cette étrange photographie, c'est mieux expliquer ma posture; je cherche la rencontre. J'aime se faire embrasser, des mots, des personnages, des caractères, des cadres, des pages, des textes.

vendredi 14 décembre 2007

université

peut être n'en parle-t-on pas assez : http://www.rue89.com/universite

jeudi 13 décembre 2007

première proposition

A.R.C. la Commande

Anne CARRIE // Pauline DEVILLARD // Arthur VIOLY
cartes postales en entreprise
Dans le cadre de l'Atelier de Recherche et de Création, nous proposons, nous trois, Anne Carrie et Pauline Devillard, étudiantes à l'ICN, et moi même Arthur Violy étudiant à l'ENSA, un projet de cartes postales en entreprise. C'est en effet pour répondre à la problématique de l'atelier, le travail, que nous avons choisi la piste de la carte postale. Il nous semble en effet interresant d'introduire la carte postale, cet élement étrangé, au coeur de l'entreprise. Notre projet s'inscrit dans une démarche de recherche, d'expérience. Mais il est aussi une possibilité de communication, d'échange avec le monde de l'entreprise.
Nous aurons besoin donc de rencontrer (au moins) une entreprise pour mettre en oeuvre nos recherches nos expet nos idées.
Mise en oeuvre...

mardi 11 décembre 2007

jeune et con à la fois

hier mon écran affichait un curseur blanc sur fond noir.

mardi 4 décembre 2007

joujou

joujou pou pan pan

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