J'invite toute les personnes - qui regardent, ou pas, l'émission de daniel Schneidermann, ou la télé -
à signer la pétition Arrêt sur Images
et à propager ce message.



Il est interessant de se poser, au moment où tout va mal, soi-même, la question. La question de savoir à quel point on peut émettre son auto-critique et jusqu'où une personne, un corpus vivant, est capable de poser sur soi un regard.

il me faudra une logique pour appeler à cette action. « Laquelle ? Eh bien, celle que je [Derrida ici] propose de reconnaitre ailleurs 1, en l'étendant sans limites, sous la forme d'un loi implacable : celle qui régit tout processus auto-immunitaire. Un processus auto-immunitaire, c'est, on le sait, cet étrange comportement du vivant qui, de façon quasiment suicidaire, s'emploie à détruire « lui-même » ses propres protections, à s'immuniser contre sa « propre immunité. » 2

Il faudra une auto-analyse. Et Derrida, me permet à travers ses notes de rappeler une idée. L'idée que tout organisme, quelque soit sa structure, a quelque chose de « biologique », de « génétique ». Il faudrait peut-être rapprocher les notes à la loi, le dilemne des prisonniers 3, qui fait que tout organisme, toute cellule « génétique » doit « coopérer ». Il faudra se révolter contre sa « propre immunité », contre le langage et contre toute forme d'autorité. Il faudra faire preuve d' intolérance. Dépasser le seuil de tolérance.
de l'humour, de l'humour, de l'humour.
La télé française n'a jamais eu ce quelque chose de très libre. Ceux qui disent que c'est de pire en pire n'ont certainement pas tort. Quand on voit le Net, à l'heure de rue89, d'agoravox, il est interessant de réfléchir à l'idée de la politique de demain. de la politique et de la communication politique de demain, dans le journalisme par exemple.

Ci-dessous quelques vidéos, d'actualités et plus anciennes. L'actualité sur rue89 d'arret sur images, et deux vidéos de Pierre Carles, sur le systeme politique présent « chez nous » en france.
1. Par exemple dans Foi et Savoir suivi de Le Siècle et le Pardon, Paris, Le Seuil, coll. « Points », 2001. Je [Derrida] proposai alors, analysant « cette terrifiante et fatale logique de l'auto-immunité de l'indemne qui associera toujours la Science et la Religion », d'étendre à la vie en général la figure d'une auto-immunité dont le sens ou la provenance semblaient d'abord se limiter à la vie dite naturelle ou pure et simple, à ce qu'on croit pouvoir reconnaître comme le pur « zoologique », « biologique », « génétique », « c'est surtout dans le domaine de la biologie que le lexique de l'immunité a déployé son autorité. La réaction immunitaire protège l'indemnité du corps propre en produisant des anticorps contre les antigènes étrangers. Quant au processus d'auto-immunisation, qui nous intéresse tout particulièrement ici, il consiste pour un organisme vivant, on le sait, à se protéger en somme contre son autoprotection en détruisant ses propres défenses immunitaires. Comme le phénomène de ces anticorps s'étend à une zone étendue de la pathologie et qu'on recourt de plus en plus à des vertus positives des immuno-dépresseurs destinées à limiter les mécanismes de rejet et à faciliter la tolérance de certaines greffes d'organes, nous nous autoriserons de cet élargissement et parlerons d'une sorte de logique générale de l'auto-immunisation. Elle nous paraît indispensable pour penser aujourd'hui les rapports entre foi et savoir, religion et science, comme la duplicité des sources en général. » (Ibid., p.67-68, n. 23) J'ai [Derrida] souligné plus haut « terrifiante » pour insinuer au moins une hypothèse : puisque nous parlons ici de terrorisme, donc de terreur, la source la plus irréductible de la terreur absolue, celle qui, par définition, se trouve la plus démunie devant la pire menace, ce serait celle qui provient du « dedans », de cette zone où le pire « dehors » habite chez « moi ». Ma vulnérabilité est alors, par définition et par structure, par situation, sans limites. D'où la terreur. La terreur est toujours, elle devient toujours, au moins pour une part, « intérieure ». Et le terrorisme a toujours quelquechose de « domestique », sinon de national. Le pire « terrorisme » semble externe et « international », c'est celui qui installe ou rappelle une menace intérieure, at home — et que l'ennemi est toujours aussi logé à l'intérieur du système qu'il viole et terrorise. (J. D.)
2. Dialogues avec Jacques Derrida dans Le concept du 11 Septembre, Auto-immunités, scuicides réels et symboliques. éd. Galilée, 2003.
3. http://perso.orange.fr/jean-paul.davalan/jeux/minimax/dil/index.html

Schneidermann sur le grill

Suppression Arret sur images - Guignols

Docu Pas Vu Pas Pris Pierre Carles

Wacquant